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22 décembre 2005

La voile modèle classe 1M

Cliquer sur l'image pour l'agrandir Cliquer sur l'image pour l'agrandir haut de page Préambule

Cette rubrique va vous permettre de découvrir toutes les étapes de construction d'un bateau modèle de la classe 1M. Cette classe offre notamment l'avantage de permettre de consrtuire sois même son navire en utilisant les matériaux les plus courants, restera à ce procurer un système de radio commande deux voies. A travers les étapes de construction présentées, vous pourrez découvrire de nombreuses astuces qui vous simplifierons la vie. Vous pourrez aussi poser vos question au travers du formulaire du bas de page. Bon courage à ceux qui se lancent dans une construction et bonne navigation aux heureux propriétaires de 1M !

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir Cliquer sur l'image pour l'agrandir Cliquer sur l'image pour l'agrandir haut de pageRéalisation du chantier

Opération primordiale pour l’aspect final du bateau.
Prendre une planche de latté ou d’aggloméré de 15 à 20 mm d’épaisseur et dont la longueur et la largeur sont supérieures à celles du bateau d’au moins 10cm.
Tracer l’axe médian à partir d’un côté de référence.
Marquer l’emplacement des couples ou des gabarits suivant le plan en prenant toujours la même origine pour éviter l’accumulation des erreurs. Noter que les couples sont en général en avant du repère jusqu’au milieu du bateau et derrière après, voir le plan.
Tracer les emplacements des couples avec une équerre en se basant toujours sur le côté de référence du chantier.
Visser les tasseaux 20x20 sur lesquels viendront se fixer les couples. Penser à bien orienter les vis (ou clous) afin de pouvoir les retirer au moment du démontage.
 

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On peut faire autant de photocopies qu’il y a de couples puis coller directement les photocopies sur la plaque à découper. Vérifier cependant que les photocopies ne déforment pas le tracer d’origine. Vérifier que les formes du plan représentent bien l’intérieur du bateau… Dans le cas ou le tracé du plan représente l’extérieur du bateau, il faut veiller à tracer un contour parallèle à une distance égale à l’épaisseur des lattes qui seront utilisées. Pour un montage plus précis, dans le cas ou le pont n’est pas plan, on peut tracer, sur chaque couple, des pattes supplémentaires qui rejoignent un plan fictif correspondant au chantier lui-même.
Fixer les couples sur les tasseaux en veillant à ce que l’axe des couples concorde avec l’axe tracé sur le chantier. Veiller aussi à ce qu’ils soient bien verticaux. Vérifier toutes les mesures et distances entre les couples.
Une fois les couples posés, a l’aide d'une cale à poncer de bonne longueur (25 cm ou plus), poncer les bords des couples. Ceci facilitera la pose du bordé.
 

  haut de page Pose du bordé

Le bordé est réalisé en baguettes de sapin, cèdre (red cedar)… épaisseur courante 3 mm on peut utiliser 2 mm, largeur courante 8 mm on peut utiliser 6 mm ou 10 mm. Les colles peuvent être : vinylique blanche qui ne résiste pas (ou peu) à l’eau, Epoxy, Polyuréthane qui a l’avantage de mousser en comblant les imperfections et de très bien résister à l’eau et a par contre l’inconvénient de salir les mains.

Commencer à poser les lattes par le bord du pont (livet).

i     Si vous souhaitez ne pas conserver certains couples (pour les coques de 1M, on ne garde en général que les couples des extrémités) il faut, poser sur chaque couple un ruban adhésif (Scotch) qui évitera à la baguette de coller au couple. Après démontage, on obtient alors une structure totalement vide et très légère.

i     Pour éviter une tension qui cintrerait le bateau comme une « banane » il faut poser les baguettes par paires de façon symétrique.

Remarques :

  • Les tranches des baguettes doivent être les plus jointives possible. Il faut donc abattre les angles suivant la courbure de la coque. Présenter souvent la baguette en place pour vérifier qu’elle épouse bien la forme et retoucher si nécessaire. Cette retouche peut-être en réalité effectuée uniquement aux extrémités du bateau où les formes sont plus marquées surtout si le bateau doit être enduit et peint. Pour une coque vernie, il faudra mettre beaucoup de soin dans la pose de chaque baguette.

  • Le maintien des baguettes pendant le séchage peut se faire avec des épingles ou des petits clous. Pour une coque vernie, on utilisera des élastiques en attendant le séchage complet à la pose de chaque baguette.

Méthode : 

  • Rapide - Faire filer, sans contrainte, de l’avant à l’arrière des baguettes entières. Remplir ensuite les intervalles avec des baguettes travaillées au rabot et taillées en biseau aux extrémités. 

  • Esthétique (pour coque vernie) - Si on veut avoir le même nombre de baguettes à l’avant et à l’arrière qu’au niveau du maître couple, il faut affiner les extrémités. Pour le calcul : Relever la longueur du développée du demi maître couple. Par exemple 150 mm. Si on choisi une baguette ayant une largeur de 6 mm, cela représente 150/6=25 baguettes. Relever de la même façon les autres couples et diviser chaque mesure par 25 (baguettes). Reporter les résultats sur deux tasseaux puis les découper et les fixer sur un support en les écartant de la valeur de deux épaisseurs de baguettes. Vous pouvez maintenant raboter et poncer les 25 paires de baguettes dans ce gabarit. Ce système néglige le fait que les baguettes soient ainsi courbes d’un côté et rectiligne de l’autre.

  haut de page Dérive
La dérive doit être rigide, droite et légère et ne doit pas fléchir ni se tordre malgré le poids du leste. On peut utiliser du contreplaqué « multi-plis » marine, du Red Cedar ou du Balsa dur. L’épaisseur et la forme sont indiquées dans les plans. Veiller à obtenir un profil symétrique en forme « d’aile d’avion ». Dans le cas de l’utilisation de Balsa, prévoir un renforcement externe avec fibre de verre (185 g/m2) ou de carbone (195 g/m2) placé de telle sorte que la fibre fasse un angle de 45° avec l’axe de la quille.
Pour placer la tige filetée, il suffit simplement de tailler une rainure de la largeur de cette dernière. Coller la tige avec de la colle époxy puis combler avec du « Syntofer ».
Pour une quille en bois, vernir celle-ci avec un verni polyuréthane marin avant de peindre.
 
Cliquer sur l'image pour l'agrandir haut de page Lest
Pour réaliser le lest, il faut :
  • Réaliser un modèle en bois (demi coquille).
  • Faire un moule en plâtre avec ce modèle en bois. Prévoir des parois épaisses d’environ 5 cm. Bien faire sécher le moule avant de l’utiliser. Il faut compter 2 semaines dans un endroit sec et chaud.
  • Faire fondre le plomb et le couler… deux fois.
  • Poncer les deux parties et les faire correspondre à la dérive. Lorsque la forme finale est pratiquement atteinte, percer l’ensemble (demi-lest, dérive, demi-lest) avec un foret Æ3 ou 4 mm en lubrifiant abondamment. Réunir le tout avec tige filetée et écrous en collant les deux demi-lests avec de la colle époxy. Enduire l’ensemble au Syntofer puis poncer.

@      La densité du plomb est de 11.34 kg / litre.

i     Il est plus simple de réaliser le puits de dérive avant de fixer le lest sur cette dernière.

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Fabrication :
  • Il faut fabriquer le puits autour de la dérive…

  • Les flans sont en contreplaqué épaisseur 1 mm et le pourtour en bois dur  de l’épaisseur de la quille.

  • Poser la dérive sur le contreplaqué, disposer le pourtour en perçant la baguette supérieure pour laisser passer la tige filetée. Coller les baguettes sur le contreplaqué avec de la colle époxy. Découper après séchage les parties qui dépassent puis répéter l’opération de l’autre côté. Vernir soigneusement le puits (avec du verni polyuréthane).

Fixation :

  • Le puits de dérive doit être fixé avec beaucoup de soin. En effet, il faut répondre aux efforts imposés à cette partie du bateau ; il faut aussi que la dérive soit parfaitement dans l’axe du bateau et enfin que l’étanchéité soit parfaite.

  • Mettre en place et ajuster le puits et le couple de maintien (qui a été soit conservé du chantier soit ajouté) sans les coller. Introduire la dérive et mesurer les distances A et B qui doivent être identiques. Retoucher le couple si nécessaire. Vérifier que la dérive est bien dans l’axe du bateau. Coller à l’époxy. Bien renforcer la coque, si nécessaire, à l’aide pièces de tissu de verre 220 g noyé dans la colle époxy.

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Élément moteur du bateau, il faut y porter beaucoup d’attention…

Matériaux

  • Dacron
    90 g / m2 et 130 g / m2
    Découpe au fer à souder ou panne coupante sur plaque de verre si possible.
  • Mylar
    40 et 54 g / m2 pour le gréement A
    100 g / m2 pour le gréement B
    150 g / m2 pour le gréement C
    Découpe au cutter
  • Calque polyester
    Découpe au cutter

Coutures

Machine à coudre avec point zigzag (largeur 6 mm). Aiguille spéciale pour polyester. Fil polyester :  Pecam n° 50/60 ou Sartel ref 501 ou Gutermann 300 disponibles dans les magasins spécialisés (Singer) ou les merceries. On peut aussi réaliser l’ensemble de la voile par collage avec du scotch double face transparent.

Principes

Une voile doit former une légère poche telle une aile d’avion. Plus le vent est faible plus le creux est important. Les règles ne remplacent pas l’expérience et l’appréciation mais on peut dire que l’emplacement du creux varie de 35 à 40% de la largeur de la voile en partant du guindant pour la grand voile et de 30% pour le foc. Le creux est de l’ordre de 0.4% de la largeur de la voile, légèrement inférieur dans les hauts et pour le foc.

Confection d’une voile a laizes

La voile est constituée de différentes pièces de tissus appelées laizes qui sont assemblées à l’aide d’un adhésif double face pour le montage puis cousues.  L’idéal est de dessiner la voile avec un outil de CAO puis de tracer le dessin avec l’aide d’un traceur A1 ou A0 directement sur la pièce de tissu ou de calque. En l’absence de tels moyens, tracer avec un crayon très fin chaque laize, en indiquant avec précision les zones de recouvrement, le point creux et le creux lui-même. On peut laisser un peu de marge côté guidant et côté chute, les surplus seront découpés ensuite. Tracer également l’emplacement des renforts, des œillets et des lattes. Le tracé du creux doit être d’une grande précision.
Commencer à assembler la voile par le haut et par étape. Coller les laizes deux par deux avec du double faces en joignant les points indiquant les creux. Le courbe obtenue doit être sans plis et harmonieuse. Décoller et recommencer si vous n’êtes pas satisfait. Chaque fois qu’une laize supplémentaire est collée, vérifier l’ensemble obtenu en fixant le point de drisse à un bouton de porte. Tendez la voile en la saisissant par les points d’écoute et d’amure. Vérifiez à l’œil que la courbure est parfaite des deux côtés. 
Un outil génial de dessin de voiles à laizes : http://www.sailcut.com/
Appliquez, avec du double face, les renforts en utilisant si possible un tissu un peu plus lourd que la voile, ou mieux, du tissu kevlar autocollant.

Gousset de ralingue du foc

Afin d’accueillir la ralingue, il faut réaliser un gousset sur le guindant du foc (voir la jauge pour les cotes). On peu aussi tout simplement disposer de petits tube (morceaux de bâtons de sucette) régulièrement fixés à l’aide de scotch. La ralingue doit glisser librement dans son gousset.

Confection d’une voile plate

Ce n’est pas la meilleure méthode pour obtenir un creux. C’est la plus simple à réaliser. Un creux peut malgré tout être obtenu en faisant un léger rond de guindant.

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L’ensemble de l’accastillage peut-être réalisé avec les moyens du bord. Il faudra pour cela se munir de forets D1.5, 2, 2.5 et 3 ainsi que d’un taraud M2.
  • Haubans : Les haubans peuvent être réalisés en câble acier. On trouve ce type de câble gainé de plastique dans le rayon pêche de Décathlon.
  • Bouts : L’ensemble des bouts (drisses, écoutes…) peut être réalisé avec du fil à surlier (fil à coudre les voiles). On trouve cela dans certains Décathlon de bord de mer ou chez des « Chip Lander », magasins d’accastillage dans les ports.
  • Patte d’oie : La patte d’oie permet de régler en trois dimensions le point de tire d’une voile. On peut en faire une pour chaque voile. Un conseille : L’anneau qui relie les trois bouts de la patte d’oie et par lequel l’écoute passe en glissant peut être réalisé à partir de l’anneau d’extrémité d’une canne à pêche. On trouve ces anneaux, pour quelques francs, au rayon pêche des magasins Décathlon. L’intérêt de ces anneaux est qu’ils ont l’intérieur en céramique l’écoute glisse alors parfaitement, de plus ils ne rouillent pas.
  • Réglages : Les différents réglages sont obtenus par simple coulissement de passe fils électriques, que l’on trouve dans les magasins d’électronique, sur les tubes de bômes. Différents crochets et anneaux peuvent être fixés à ces passes fils à l’aide de petits colliers plastiques. Les crochets peuvent être réalisés à partir de ceux utilisés en couture (regarder dans le rayon fournitures de toute bonne mercerie).
  • Tendeurs : Découper de petites lamelles dans une barre d’aluminium 15x2 puis les percer de 3 trous D1.5. Ne pas oublier de bien ébavurer les trous de chaque côté avec un foret D3. 
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Pour une plus grande souplesse d’utilisation, on peut réaliser un pied de mât autonome, c’est a dire indépendant du mât. Il permet ainsi de démonter les mâts et les voiles sans dérégler les écoutes car les bômes de grand voile et de foc restent en place sur la coque avec leurs réglages. Même si le plan indique un puits de mât, un mât posé est plus simple à réaliser. La jauge autorise alors des petits haubans (étambrais) de maintien en pied de mât.
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  • Bordure : Bord inférieur (horizontal) des voiles.
  • Cadène : Point de fixation (en générale un profil percé de trous) permettant la fixation des haubans sur le pont. Il y en une de chaque côté.
  • Chute : Bord de fuite (arrière) des voiles.
  • Drisse : Bout fixé au point de drisse revenant au pied de mât, il permet de hisser la voile (GV et foc).
  • Ecoute : Bout fixé au point d’écoute revenant au cockpit (au treuil pour la voile modèle), il permet de border la voile (GV et foc).
  • Etais : Bout reliant la partie haute du mat à l’avant du bateau. En 1M, il sert de ralingue de foc.
  • Etambrais : Petits haubans de maintien en pied de mât.
  • Guindant : Bord de la voile, le long du mât pour la grand voile et avant pour le foc.
  • Halebas : Système de tension entre la bôme et le mât permettant de tirer la bôme vers le bas. La théorie veut que l’on relâche le hale bas au portant (pour creuser la voile) et qu’on le tende au près (pour aplatir la voile). La jauge n’interdit pas un système automatique.
  • Laize : Pièce de toile sous-ensemble de la voile. L’assemblage de laizes permet d’obtenir la forme creuse des voiles.
  • Livet : Jointure entre le pont et la coque.
  • Maître bau : Emplacement de la plus grande largeur du bateau.
  • Maître couple : Couple placé à la hauteur du maître bau.
  • Pataras : Bout reliant le haut du mât à l’arrière du bateau.
  • Planche têtière : Extrémité haute des voiles, elle contient le point de drisse.
  • Point d’amure : Point d e fixation de la grand voile au pied de mât. Point de fixation du foc au pont ou a l’extrémité avant de la bomme de foc si le foc est « bômé ».
  • Point d’écoute : Point d’attache de l’écoute (GV et foc).
  • Point de drisse : Point d’attache de la drisse (GV et foc).
  • Ralingue : Bout longeant le guindant de foc assurant sa tension.
  • Rond de guindant, de chute et de bordure Forme courbe que peuvent avoir ces différentes parties sur les voiles.
  • Vit de mulet : Charnière fixée sur le mât permettant la rotation de la bôme de grand voile.
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